Les 8 photos à prendre avant de restituer une voiture en leasing
Une série de photos datées, prises dans de bonnes conditions, est le seul élément objectif dont vous disposerez si le procès-verbal de restitution mentionne un dommage que vous ne reconnaissez pas. Encore faut-il que les photos soient exploitables.
Huit angles suffisent pour couvrir un véhicule. C'est le protocole utilisé par l'inspection guidée de Leaxit, et vous pouvez le suivre seul avec un téléphone.
Les huit angles
- Avant gauche, à 45°. Depuis l'angle du pare-chocs, on voit d'un coup : pare-chocs avant, calandre, optique gauche, capot, aile avant gauche.
- Avant droit, à 45°. Le symétrique. Ne le sautez pas : la moitié des dégâts de manœuvre sont d'un seul côté.
- Profil gauche. Perpendiculairement au milieu du véhicule, à trois ou quatre mètres. On y lit les portières, les bas de caisse et les deux jantes gauche.
- Profil droit. Idem de l'autre côté — c'est le côté trottoir, donc souvent le plus marqué.
- Arrière gauche, à 45°. Pare-chocs arrière, feu, hayon, aile arrière gauche.
- Arrière droit, à 45°. Le symétrique.
- Intérieur avant. Portière ouverte, depuis l'extérieur : sièges avant, planche de bord, volant, console.
- Intérieur arrière. Banquette, dossiers, tapis, contre-portes.
Ajoutez ensuite des photos rapprochées de chaque défaut identifié. Une vue d'ensemble prouve l'état général ; un gros plan prouve la nature d'un défaut précis.
Les conditions qui changent tout
La lumière
Le meilleur moment est un jour couvert, ou le début de matinée / la fin d'après-midi. Le soleil direct crée des reflets qui masquent complètement les rayures fines ; une lumière rasante, au contraire, les révèle. Ne photographiez jamais une carrosserie sombre en plein soleil de midi.
La propreté
Lavez et séchez le véhicule d'abord. Sur une voiture sale, on ne distingue pas une trace qui part au lavage d'une rayure qui reste — et personne ne pourra trancher plus tard à partir de vos photos.
La distance
Trois à quatre mètres pour les vues d'ensemble, avec le panneau entier dans le cadre. Trop près, on perd le contexte ; trop loin, on perd le détail.
La netteté
Stabilisez le téléphone, faites la mise au point sur la carrosserie (touchez l'écran à l'endroit voulu), et vérifiez la photo avant de passer à la suivante. Une photo floue ne prouve rien.
Les erreurs les plus fréquentes
- Photographier de face, à hauteur d'yeux. C'est l'angle qui cache le plus de choses. Baissez-vous, changez d'angle, faites bouger la lumière.
- Oublier le toit. Rarement contrôlé, parfois marqué. Une photo depuis une bordure ou une marche suffit.
- Oublier les jantes. Faites une photo par roue, de face au rebord.
- Oublier le pare-brise. Photographiez-le depuis l'intérieur, contre-jour, pour faire ressortir les impacts.
- Ne pas dater. Vérifiez que l'horodatage est bien enregistré, ou envoyez-vous la série par email : l'email porte une date que vous n'avez pas écrite vous-même.
Quand les prendre
Deux fois plutôt qu'une :
- Trois à six mois avant, pour décider ce que vous faites réparer.
- La veille de la restitution, après lavage, pour documenter l'état exact au moment de la remise.
La seconde série est celle qui compte le jour où une ligne du procès-verbal vous surprend.
Et après ?
Des photos ne servent que si vous savez ce qu'elles montrent. C'est la raison d'être de l'inspection guidée : vous êtes accompagné angle par angle, les points visibles sont mis en évidence, et vous confirmez, écartez ou complétez ce qui est relevé. Le résultat est un inventaire lisible, pas un dossier de photos que personne ne relira.